Engraissement des lapins : un marché à fort potentiel

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L’engraissement des lapins présente un potentiel intéressant en Suisse. En effet, dans notre pays, la demande en viande produite localement dépasse l’offre. Quels facteurs déterminent la réussite ou l’échec et pourquoi les canaux de commercialisation sont-ils particulièrement importants pour la viande de lapin ? Eléments de réponse.

Pour les exploitations intéressées par la diversification, l’engraissement des lapins offre des perspectives dans un segment où la demande existe déjà. Une production professionnelle réussie commence par la conception des bâtiments. En effet, les lapins sont sensibles au climat et à la qualité de l’air. Ainsi, une bonne ventilation, des aires de couchage sèches et des enclos bien structurés favorisent leur santé et leur performance. L’engraissement des groupes de taille modérée, de 16 à 20 animaux, ont fait leurs preuves, facilitant le suivi et favorisant un développement homogène.

La réussite dépend non seulement de systèmes d’élevage bien pensés, mais aussi de la capacité de reproduction des animaux. En élevage, atteindre environ 50 lapereaux sevrés (par femelle et par an) est considéré comme un bon niveau de performance pour planifier la production avec efficience et structurer clairement le travail sur l’exploitation.

Rations constantes et de haute qualité

Pour réussir l’engraissement des lapins, l’alimentation joue un rôle déterminant. Au cours d’un cycle, un lapin consomme environ huit kilogrammes d’aliment. Sensible, son système digestif nécessite une ration riche en fibres structurées. Des teneurs élevées en cellulose brute, notamment sous forme de bon foin, stabilisent la santé intestinale et favorisent des gains de poids réguliers. Par ailleurs, l’utilisation d’aliments sous forme de granulés empêche les lapins de trier leur ration et garantit ainsi une résorption complète des nutriments. [LA1,1] Enfin, une qualité constante et une composition nutritionnelle adaptée assurent une croissance harmonieuse.

 

L’utilisation de granulés empêche les lapins de trier leur ration et garantit une résorption complète des nutriments.

Exploiter une stratégie de valorisation

Comme la viande de lapin est peu présente dans la consommation quotidienne, les exploitations se tournent vers des boucheries spécialisées, la restauration et, surtout, la vente directe. Cette dernière permet aux producteurs·trices de répercuter directement dans le prix des critères tels que le bien‑être animal, les circuits courts, l’origine locale ou encore le degré de transformation. Il ne s’agit par conséquent pas seulement de proposer un produit de qualité, mais aussi d’exploiter pleinement les atouts d’une stratégie de niche et de différenciation lors de la commercialisation. L’objectif est qu’au final, malgré des coûts de production élevés, les producteurs·trices puissent en tirer davantage de valeur.

24.06.2026
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