Truies

Elevage nucléus et élevage de multiplication

En tant qu’exploitation nucléus, Armin Reichmuth élève des animaux Landrace suisse (LS) de race pure. Ceux-ci sont ensuite utilisés sur place, dans l’élevage de multiplication. Il produit aussi des verrats LS pour la station d’IA de Suisag. L’élevage nucléus ne constitue qu’une petite partie de l’exploitation Reichmuth. Son cœur de métier est l’élevage de multiplication: les truies reproductrices LS de race pure et le sperme des verrats Grand Porc Blanc (GPB) sont utilisés pour produire des cochettes Primera (F1) qui sont ensuite vendues aux producteurs de porcelets d’engraissement. C’est ici que Simon Gander intervient en tant que zootechnicien.

Evaluer, analyser, réagir

Ulrich Marti dirige l’exploitation qu’il a reprise de son père en 2011, avec son épouse Nadine. A l’époque, il avait encore 40 vaches laitières en plus des 120 truies reproductrices. Beaucoup de choses ont changé entre-temps, comme nous l’avons rapidement constaté lors de notre tournée sur l’exploitation...

Une biosécurité exemplaire

La haute biosécurité est liée à l’activité de la ferme. Une porcherie d’élevage « nucléus » doit satisfaire aux exigences sanitaires les plus strictes. La participation de ces éleveurs au programme sanitaire SuisSano confirme bien que la santé animale est une priorité à leurs yeux. « Dans ce domaine, nous devons jouer un rôle exemplaire. Nous n’utilisons des antibiotiques qu’en cas d’absolue nécessité ». Une bonne hygiène et une gestion bien appliquée permettent de réduire l’usage des médicaments à un minimum.

Exploitation Hertach +Partner, 9216 Hohentannen  

Parées pour affronter le creux estival

Les bonnes truies peuvent mettre bas plus de 13 porcelets vivants par portée. Pour donner suffisamment de colostrum et de lait à ces derniers, il faut qu’elles absorbent beaucoup d’énergie. Durant l’été, leur consommation alimentaire baisse cependant en raison de la chaleur. Un concentré énergétique peut alors s’avérer être une aide précieuse.

Augmenter la densité nutritionnelle

La ferme Nesesrütti, d’Eduard Meister, se trouve au coeur du parc naturel Thal, à 581 mètres d’altitude. L’exploitant s’attribue lui-même le qualificatif exotique car il est désormais le seul éleveur de porcs de la vallée de la Dünnern. Grâce à ses 18 ha de SAU, son bilan nutritif est équilibré – sans qu’il lui faille exporter son l isier. Quand il a repris l’exploitation de ses parents, elle était mixte. L’étable abritait un troupeau de vaches qui produisait encore quelque 60 000 litres de lait, et quelques truies d’élevage. Mais le contingentement

laitier a empêché toute extension de la production laitière. Dès 1992 et avec le soutien de son épouse, le jeune agriculteur a alors peu à peu développé son cheptel porcin.