L'alimentation des vaches laitières

Les vaches laitières atteignent au début de la lactation leurs limites. Les conditions préalables à un bon démarrage de la lactation, une fécondation réussie et une bonne santé de la vache se situent durant les périodes de tarissement, d’avant et après vêlage. En matière de technique d’alimentation, les 4 phases décrites ci-après revêtent une haute importance. La constitution des rations devrait, dans les limites du possible, en tenir compte.

 

Focus stabulation entravée

Zoom sur le vêlage

Phase de tarissement

Lorsque les vaches sont taries, il faut évaluer leur condition physique. Les animaux trop maigres (BCS inférieur à 3) doivent prendre du poids (ce qui est idéal). Les animaux qui sont déjà à la limite ou se situant au dessus doivent être «stabilisés», c.à.d. que la concentration en énergie ne doit pas dépasser 5 MJ NEL/kg MS. Pour ces deux cas, les animaux doivent ingérer le plus de fourrage grossier possible (respecter le volume du rumen). La ration doit être diluée avec de la paille de bonne qualité, du foin ou de l’ensilage d’herbe et doit être appétible!

Un apport en substances actives (oligo-éléments & vitamines) 20– 30% supérieur au besoin réel permet à la vache de combler les lacunes éventuelles dues à la lactation précédente («Faire le plein d’énergie»). Recommandation: ajouter 100–130g de minéraux pour vaches taries MINEX 971.

Points à retenir: phase de tarissement

Les conditions préalables à un bon démarrage de lactation, une fécondation réussie et une bonne santé de la vache se situent durant la période de production et la phase de tarissement. Les vaches avec une faible persistance risquent à la fin de la lactation à devenir trop grasses. Une concentration trop élevée en énergie dans le régime alimentaire doit être évitée. Des quantités excessives de maïs, pulpes de betterave et des aliments concentrés en énergie ne sont plus adaptés. Les vaches trop maigres (BCS inférieur à 3) doivent progressivement prendre du poids durant la phase de tarissement (ce qui est idéal). Les animaux qui sont déjà à la limite ou se situent au-dessus, doivent être «stabilisés», c.à.d. que la concentration en énergie ne doit pas dépasser 5 MJ NEL/kg MS. Pour ces deux cas, les animaux doivent ingérer le plus de fourrage grossier possible (respecter le volume du rumen). Les points clés de la phase de tarissement et de la phase de transit sont indiqués ci-dessous.

Phase de préparation

10–14 jours avant le vêlage la consommation de MS diminue, les besoins nutritionnels augmentent à cause de la forte croissance du veau et le début de la lactation.

C´est pourquoi:

  • En cas de risque de fièvre de lait, il faut diminuer le calcium, le sodium et le potassium (compléter l’herbe, le foin et l’ensilage d’herbe avec avec un aliment de type Spéciflor ou Fibralor). Ev. administrer l’aliment diététique UFA 261 contre la fièvre de lait.
  • Affourager des fourrages grossiers de très bonne qualité et maintenir un niveau d’ingestion élevé.
  • Protéger les animaux trop gras de la cétose avec UFA-Ketonex.
  • Respect d’une transition alimentaire optimale.
  • Assurer une bonne activité du rumen par l’apport d’une ration bien structurée et suffisamment pourvue en protéine.
  • Apport de substances actives avec UFA 990 (de janvier à mars en plus UFA 996).

Phase de démarrage

En premier lieu le rétablissement de l’animal importe le plus, ainsi que le maintien d’un bilan énergétique négatif le plus faible possible. Les mesures suivantes y contribuent:

  • Tout de suite après le vêlage, administrer de l’eau tempérée en délayant de l’UFA start-fit.
  • Un fourrage grossier de qualité et bien structuré favorise l’activité ruménale.
  • Augmenter graduellement les aliments de démarrage contenant des levures, augmentation maximale par semaine 1 kg!
  • Attention à la cétose latente des vaches à haute production (utilisez des bâtonnets test pour le lait). Dès les premiers signes ou mieux encore en prophylaxie utilisez UFA-Ketonex.
  • Garder un bilan énergétique négatif le plus faible possible (consommation importante, UFA top-form).
  • Les additifs alimentaires présents dans UFA 263 et 173 F, comme les levures, la niacine, le Mepron et les extraits végétaux, valorisent efficacement la ration.
  • Accorder le type de protéine et d´énergie avec le fourrage de base (synchronisme du rumen).

 

Phase de production

Les vaches arrivant dans le dernier tiers de la lactation ne doivent pas engraisser. Ce risque est plus faible lorsque la concentration en énergie correspond aux besoins réels avec un apport en protéine dépassant de peu les besoins. Dans cette phase, une part importante de l’énergie doit provenir de la digestion des fourrages grossiers (forte proportion HCVF) et la part d’énergie bypass est réduite.

 

Vos spécialistes en bovins laitiers

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