Truies

Une biosécurité exemplaire

La haute biosécurité est liée à l’activité de la ferme. Une porcherie d’élevage « nucléus » doit satisfaire aux exigences sanitaires les plus strictes. La participation de ces éleveurs au programme sanitaire SuisSano confirme bien que la santé animale est une priorité à leurs yeux. « Dans ce domaine, nous devons jouer un rôle exemplaire. Nous n’utilisons des antibiotiques qu’en cas d’absolue nécessité ». Une bonne hygiène et une gestion bien appliquée permettent de réduire l’usage des médicaments à un minimum.

Exploitation Hertach +Partner, 9216 Hohentannen  

Parées pour affronter le creux estival

Les bonnes truies peuvent mettre bas plus de 13 porcelets vivants par portée. Pour donner suffisamment de colostrum et de lait à ces derniers, il faut qu’elles absorbent beaucoup d’énergie. Durant l’été, leur consommation alimentaire baisse cependant en raison de la chaleur. Un concentré énergétique peut alors s’avérer être une aide précieuse.

Augmenter la densité nutritionnelle

La ferme Nesesrütti, d’Eduard Meister, se trouve au coeur du parc naturel Thal, à 581 mètres d’altitude. L’exploitant s’attribue lui-même le qualificatif exotique car il est désormais le seul éleveur de porcs de la vallée de la Dünnern. Grâce à ses 18 ha de SAU, son bilan nutritif est équilibré – sans qu’il lui faille exporter son l isier. Quand il a repris l’exploitation de ses parents, elle était mixte. L’étable abritait un troupeau de vaches qui produisait encore quelque 60 000 litres de lait, et quelques truies d’élevage. Mais le contingentement

laitier a empêché toute extension de la production laitière. Dès 1992 et avec le soutien de son épouse, le jeune agriculteur a alors peu à peu développé son cheptel porcin.